
Akira Yamaoka de l'époque, persuadé qu'il était impossible d'induire un sentiment de peur sur portables à vite déchanté à l'arrivé de Silent Hill Origins.Le synopsis nous renvoi dans le passé et nous confronte une fois de plus aux personnages qui ont bâti la série. De la sulfureuse infirmière Lisa Garland au guindé Michael Kaufmann, les protagonistes principaux répondront une fois encore présents dans cette opus.
Après Silent Hill Experience, voici un tout nouveau silent hill qui vous hérissera le poil!!
Synopsis:Travis Grady chauffeur de poids lourds, hanté par des cauchemars depuis quelques temps fait la rencontre d'un fantôme sur la route qui mène à silent hill...
Travis va rapidement se retrouver nez à nez avec une mystérieuse jeune fille qui le guidera vers une maison en flammes dans laquelle il découvrira le corps calciné d'une malheureuse demoiselle. N'écoutant que sa raison, il va alors tenter de l'amener à l'hôpital le plus proche avant de sombrer dans une perte de conscience qui le mènera dans la ville du silence.
Ici débutera toute l'histoire du jeu, à son réveil, Travis décidé à recherché la petite fille qu'il a sauvé va tomber tout droit dans les méandres de cette ville plus qu'étrange...
Comment ne pas succomber à la scène d'introduction pendant laquelle Travis marche vers son funeste destin sur fond d'une superbe chanson aux airs lancinants et profitant d'une voix angélique. Magnifique entrée en matière qui n'est que le prologue d'un titre dont la puissance évocatrice tire son énergie des entrailles d'une Playstation Portable qui arrive encore à surprendre aujourd'hui. Il faut en effet comprendre qu'au-delà de l'aspect scénaristique de Silent Hill Origins, la qualité graphique de l'oeuvre a de quoi faire ployer le plus critique d'entre vous. De fait, la représentation de la localité fait merveille tout comme la modélisation des personnages et a fortiori celle du bestiaire, sublimée par de superbes jeux de lumière et une composition sophistiquée de plusieurs plans.
Aux niveux des monstres, nous retrouvons ceux des précédents épisodes, comme l'infirmiere à la seringue folle, la grosse bete mi éléphant mi vache, le démembré à la camisole, le pantin maléfique etc ...
Ceci m'amène donc à une des nouveautés de cet épisode qui permet de récupérer un bon nombre d'objets, ou presque, afin de s'en servir comme moyens de défense. De fait, si Climax n'a pas exclu les scalpels, katanas, flingues et autres fusils de chasse, vous pourrez maintenant chaparder des crochets à viande, des clefs anglaises mais aussi des télévisions portables, grille-pain, casiers de rangement, bouteilles d'acide pour envoyer ad patres tout ce qui a plus de deux jambes.
Bon, je vous l'accorde, le fait de trimballer 150 kilos de matériel peut faire sourire mais quand on sait que les armes se détériorent rapidement, on sera bien heureux d'avoir autant de matos sur soi.


Une autre nouveauté, une fois de plus en rapport avec les combats, concerne les actions contextuelles dont la popularité ne cesse d'augmenter depuis quelques années. Ainsi, lorsque certains monstres vous approcheront de trop près, il arrivera fréquemment que vous deviez tapoter sur la touche adéquate pour repousser l'assaut. Une idée loin d'être originale mais qui a le mérite de donner un second souffle aux affrontements qui, par ailleurs, ne diffèrent pas vraiment de ceux des épisodes précédents. Pour ce qui est des autres fonctionnalités, le système de cartes (de la ville et des bâtiments) se mettant régulièrement à jour à l'aide de marqueurs a été conservé et on retiendra également la lampe torche de Travis, accrochée à sa veste, qui peut être éteinte à tout moment à l'aide d'une simple touche. A ne pas oublier afin de passer au nez des monstruosités errantes qui je vous le rappel sont attirés par la lumière!

Poursuivons dans l'évolution de la série avec la possibilité de passer d'un monde à l'autre par l'entremise des miroirs. Cette façon de faire est au demeurant mise en exergue pour amener quelques énigmes synonymes d'incessants allers-retours un peu laborieux par moments. En parallèle de ces parties de passe muraille, on trouve tout de même des puzzles plus complexes nous obligeant à bien analyser notre environnement, à réfléchir tout simplement, ou la traditionnelle recherche de clefs ou d'items pour ouvrir des portes solidement fermées. La balance entre traditionnel et originalité est donc plus que jamais au centre de Silent Hill qui, sans dédaigner ses aïeuls, réussit à offrir à la saga de Konami une plus grande souplesse dans le gameplay. On trouvera quand même à redire concernant quelques problèmes de caméra qui peuvent parfois agacer, surtout lorsqu'on se trouve dans un espace clos avec deux ou trois abominations à côté. Libre à vous de bouger manuellement l'objectif mais sachez que ça ne résout pas tout le temps ce souci. En dépit de ces complications, Climax s'est fendu d'un boulot impressionnant aussi bien dans le fond que dans la forme. Renouant avec le passé de la série tout en se penchant avec sérénité sur la jouabilité, le studio anglais nous déroule le tapis rouge sang jusqu'aux marches de l'effroi ou comment frissonner de bonheur dans notre malheur.

Un jeu plus qu'excellent pour les fans du genre et pour tous ceux qui veulent frissonner pour la première fois devant une console portable...
source
JVC